Une liseuse peut continuer à montrer une page alors que son écran ne reçoit plus d’énergie. Ce comportement étonne lorsqu’on pense aux écrans qui doivent continuellement entretenir leur affichage. Dans l’encre électronique électrophorétique, l’image repose sur des particules physiques : leur position détermine l’apparence de la surface.
Dans une version monochrome décrite par E Ink, de minuscules capsules ou cellules contiennent des pigments noirs et blancs en suspension. Leurs charges électriques permettent de les déplacer par un champ appliqué. Selon les particules amenées vers le dessus, une zone apparaît claire ou sombre. Le texte résulte ainsi d’un arrangement matériel commandé électroniquement, et non d’une émission lumineuse permanente.
Une fois les particules placées, l’image peut être conservée sans puissance fournie à l’écran : c’est la bistabilité. Changer de page demande de l’énergie, et les autres composants de la liseuse peuvent encore en consommer. L’appareil entier n’est donc pas devenu autonome. Mais son affichage emprunte au papier une propriété précieuse : rester lisible sans devoir être constamment recréé.
Ce que l’on sait
La conservation de l’image ne rend pas toute la liseuse sans consommation.
Pour aller à la source
- E Ink — Description technique des pigments (nouvel onglet)↗
- E Ink — Bistabilité et réflexion (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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