Pour observer une surface à très petite échelle, on pense d’abord à de puissantes lentilles. Le microscope à effet tunnel suit une autre voie : une pointe conductrice s’approche extrêmement près d’une surface, sans avoir besoin de la toucher comme le ferait un doigt.
Dans les conditions adaptées, un courant peut traverser l’espace minuscule qui les sépare grâce à l’effet tunnel quantique. La sensibilité de ce courant à la distance permet de sonder la surface. Gerd Binnig et Heinrich Rohrer racontent le développement de cet instrument dans leur conférence Nobel de 1986.
L’expression « traverser une barrière » évoque facilement une personne passant à travers un mur. L’expérience réelle concerne des électrons et des distances microscopiques, dans un dispositif contrôlé. C’est justement ce passage de l’étrangeté théorique à un outil reproductible qui rend l’histoire remarquable : une propriété contre-intuitive devient une manière pratique d’examiner la matière.
Ce que l’on sait
Courant tunnel dans un dispositif microscopique ; pas passage observable d’un corps humain à travers un mur.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision