En 1732, Bologne célèbre Laura Bassi. À vingt et un ans, elle obtient un diplôme, des distinctions savantes et un poste universitaire en philosophie naturelle. L’événement pourrait ressembler à une porte entièrement ouverte. Pourtant, la reconnaissance publique ne lui donne pas la même liberté d’enseigner qu’à ses collègues masculins.
Ses leçons publiques restent limitées à des occasions particulières. Pour poursuivre ses activités, elle travaille aussi dans sa maison avec Giuseppe Veratti, son mari et partenaire scientifique. À partir de 1749, leur laboratoire devient un lieu d’enseignement et de recherche fréquenté par des savants. La physique expérimentale trouve ainsi une place dans un espace domestique.
Bassi obtient finalement en 1776 le poste de professeure de physique expérimentale à l’Institut des sciences. Elle meurt deux ans plus tard. Son parcours oblige à regarder derrière les cérémonies : recevoir un titre et pouvoir exercer pleinement ce qu’il désigne sont deux choses différentes. La maison avait accueilli une activité que les institutions limitaient encore.
Ce que l’on sait
La nomination de 1732 ne supprimait pas les restrictions d’enseignement.
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Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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