En septembre 1987, à Goiânia, deux hommes récupèrent un appareil de radiothérapie dans une clinique abandonnée. L’objet passe dans le circuit de la ferraille. Il contient pourtant une source de césium 137 : ce qui semble être du matériel délaissé conserve une radioactivité dangereuse.
Lorsque la source est endommagée, une poudre se disperse. Sa lueur bleue attire l’attention ; des fragments circulent entre plusieurs personnes et familles. Le danger ne reste donc pas dans le bâtiment médical. Il voyage avec une matière que ses nouveaux détenteurs ne reconnaissent pas comme un risque.
Des proches tombent malades. Inquiète, la femme du propriétaire d’un dépôt apporte un échantillon aux services sanitaires. Un physicien médical confirme ensuite la présence de radioactivité et l’alerte déclenche une opération de contrôle et de décontamination à grande échelle.
Quatre personnes meurent. Aucune centrale n’a explosé : une source médicale perdue de vue avait transporté une contamination au cœur de la vie quotidienne.
Ce que l’on sait
Accident radiologique, sans explosion de réacteur ; aucune manipulation à reproduire.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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