Toucher une dionée ne referme pas nécessairement son piège aussitôt. Dans les conditions étudiées, un second signal électrique rapproché peut déclencher le mouvement. La plante conserve donc pendant un court moment un effet du premier contact, sans posséder de cerveau.
Une recherche publiée en 2020 permet de suivre les variations de calcium dans ses tissus. Chaque excitation s’accompagne d’une hausse qui se propage puis diminue. Si une nouvelle excitation survient assez vite, les effets s’additionnent et dépassent le seuil associé à la fermeture. Si le premier effet a trop diminué, le même résultat n’est pas obtenu.
Dire que la dionée compte est une image utile, mais elle ne manipule pas des nombres comme une personne. Les chercheurs observent un mécanisme électrique et chimique sensible au temps écoulé. Le suspense du piège vient ainsi d’une condition précise : il faut que le prochain signal arrive avant que la trace du précédent se soit suffisamment effacée.
Ce que l’on sait
Le déclenchement dépend des signaux et du seuil, pas d’une règle magique de deux contacts quelconques.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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