Le premier dimanche de juin, dans des communautés de Kitahiroshima au Japon, un champ est réservé à une plantation particulière. Le travail agricole réel est déjà terminé, mais le Mibu no Hana Taue en reprend les étapes sous forme rituelle pour honorer la divinité du riz.
Des bovins portent des selles et des ornements colorés avant de rejoindre le champ. Après leur passage, des participantes repiquent les jeunes plants en marchant à reculons, au rythme de chants accompagnés de tambours, de flûtes et de petits gongs. Des anciens dirigent la cérémonie.
Le rituel exprime le souhait d’une récolte abondante, sans constituer une preuve qu’il la provoque. Il conserve aussi des chants et une organisation collective liés à la culture du riz. Le calendrier crée ici un dédoublement étonnant : après avoir accompli les gestes utiles aux champs, on les rejoue pour leur donner une dimension communautaire.
Ce que l’on sait
Rituel après les plantations réelles ; effet sur les récoltes relevant de la croyance.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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