Récits curieuxLE TEMPS D’UNE HISTOIRE
FAIT RÉEL · Grands piratagesLE CABINET DE CURIOSITÉS / 544

Bangladesh Bank : de faux ordres partent d’une vraie banque centrale

Le réseau de paiement reçoit des messages apparemment légitimes, mais préparés par des intrus.

Février 2016 · Bangladesh, New York et Philippines

Rédaction assistée par IA · Sources et précisions

Infographie originale du dossier BANGLADESH BANK : 81 millions $ emportés
Schéma original fondé sur les sources du récit ; pas une photographie ni une capture de l’attaque. — Récits Curieux
Votre lecture

En février 2016, des ordres demandent de transférer près d’un milliard de dollars depuis le compte de la banque centrale du Bangladesh à New York. La plupart n’aboutissent pas. Mais 81 millions de dollars partent vers des comptes aux Philippines et entrent dans un circuit de blanchiment.

L’enquête américaine décrit une compromission du réseau de la banque à partir de courriels ciblés. Les attaquants atteignent les postes utilisés pour communiquer avec SWIFT, le système de messagerie des paiements internationaux. Ils produisent des ordres frauduleux depuis un environnement qui appartient réellement à la victime.

Il ne s’agit donc pas d’affirmer que tout le réseau SWIFT a été cassé. Le problème porte sur une extrémité autorisée de ce réseau : si les intrus peuvent se faire passer pour la banque à cet endroit, les messages ressemblent à ceux qu’une banque enverrait normalement.

Les analyses de logiciels malveillants décrivent aussi des fonctions destinées à masquer ou à altérer les traces locales des opérations. La détection et les vérifications entre établissements finissent par révéler la fraude, mais les fuseaux horaires, les calendriers et les étapes du blanchiment rendent la réaction difficile.

Les autorités américaines rattachent l’opération à une conspiration de pirates nord-coréens associée au groupe Lazarus. Des poursuites et des tentatives de récupération suivent dans plusieurs pays. Montant demandé, argent effectivement transféré et sommes ensuite retrouvées sont trois bilans différents.

Le casse est devenu un exemple de fraude rendue possible par une identité institutionnelle détournée. Le message n’avait pas besoin de venir d’une fausse banque : il pouvait partir de la vraie, après qu’un intrus avait pris sa place devant les bons outils.

✦

Ce que l’on sait

81 millions USD effectivement volés dans le volet cité, pas près d’un milliard entièrement emporté. Attribution des autorités et accusations distinguées d’une condamnation individuelle.

Pour aller à la source

Références consultées le 30 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.

Signaler une erreur ou apporter une précision

La suite des grands piratages.

Toute la série →
UN TITRE, UN GENRE, UNE ENVIE

Trouvez votre prochaine lecture.

Vos préférences

Vos favoris, votre position de lecture et vos réglages sont conservés uniquement dans ce navigateur. Aucun compte n’est nécessaire.

Adsterra et MGID attendent votre accord. Monetag est chargé dès l’ouverture de la page, indépendamment de ce choix.

En savoir plus