À Nanjing, la fabrication traditionnelle du brocart yunjin mobilise deux artisans sur les parties haute et basse d’un grand métier à tisser. La soie peut y côtoyer des matières précieuses, notamment des fils d’or ou issus de plumes de paon. Le tissu terminé cache une mécanique et une coordination considérables.
La méthode comprend plus d’une centaine d’opérations, depuis la construction du métier et la préparation des motifs jusqu’au tissage. Pendant leur travail, les artisans peuvent chanter des ballades qui leur rappellent les techniques à employer. La mémoire de la fabrication passe ainsi aussi par la voix.
Autrefois utilisé pour des vêtements royaux, ce savoir-faire sert encore à créer des textiles contemporains et à reproduire des étoffes anciennes pour les musées et les chercheurs. Les chants ne remplacent pas la maîtrise du métier : ils accompagnent son exercice. Ce qui paraît être un moment musical au milieu du travail participe donc à la conservation d’une suite de gestes complexes.
Ce que l’on sait
Balladesmnémotechniques décrites ; pas cadencecentimètres inventée ni geste entièrement automatisé.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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