Un doigt parcourt le sol et fait apparaître un motif géométrique. Dans plusieurs îles du Vanuatu, ce dessin transmet davantage que sa forme. Son auteur connaît aussi les récits, les chants ou les connaissances auxquels le tracé se rapporte.
La technique décrite par l’UNESCO utilise une ligne continue organisée autour d’une grille imaginée. Le support peut être du sable, mais aussi de la cendre volcanique ou de l’argile. Dans cette région où coexistent de nombreuses langues, les dessins ont notamment joué un rôle de communication et de mémoire. Leurs usages varient selon les situations et leurs détenteurs.
Une photographie peut préserver les courbes tout en perdant ce qu’elles expliquent. C’est précisément le risque signalé lorsque la pratique devient uniquement un décor destiné aux visiteurs. Le dessin paraît fragile parce que le sol peut être effacé. Sa vraie fragilité se trouve ailleurs : si personne ne sait plus le raconter, les lignes les mieux conservées ne suffisent pas.
Ce que l’on sait
Plusieurs fonctions et traditions ; pas un alphabet universel.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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