Sur le lac Titicaca, l’île péruvienne de Taquile possède une tradition textile dont certains motifs se lisent autrement que comme de simples décorations. Une large ceinture peut notamment représenter le déroulement de l’année. Il ne s’agit pourtant ni d’une montre ni d’un agenda imprimé sur du tissu.
Cette ceinture-calendrier évoque les activités agricoles et rituelles qui organisent le temps de la communauté. Elle conserve aussi des éléments de son histoire orale. À Taquile, les hommes et les femmes participent à l’art textile, dont les productions font partie des vêtements portés localement. Le bonnet à oreillettes, ou chullo, en est une autre pièce caractéristique.
L’UNESCO souligne que des images contemporaines ont rejoint les motifs transmis. Ce patrimoine n’est donc pas un code définitivement figé dans le passé. Il continue de se transformer avec ses créateurs. Le détail étonnant apparaît lorsqu’on cesse de regarder seulement les couleurs : un vêtement peut aussi servir à se rappeler comment une année prend sens ensemble.
Ce que l’on sait
Pratique située à Taquile ; aucune lecture universelle des motifs.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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