Avant les séries à épisodes sur écran, les chevaliers de l’Opera dei Pupi pouvaient faire revenir leurs spectateurs plusieurs soirs de suite. Ce théâtre de marionnettes, développé en Sicile au début du XIXe siècle, puisait dans les récits chevaleresques, les poèmes de la Renaissance ou les histoires de personnages célèbres et de brigands.
Les dialogues étaient largement improvisés par les marionnettistes. Derrière l’armure et les combats, il fallait donc savoir raconter autant que manipuler. Les théâtres familiaux associaient sculpture, peinture, construction et jeu. Deux grandes traditions, celles de Palerme et de Catane, se distinguaient par leurs marionnettes, leurs techniques de manipulation et leurs décors, plutôt que par un modèle sicilien uniforme.
Les bouleversements économiques du XXe siècle ont fragilisé ces entreprises. À Palerme, l’association liée au musée international des marionnettes travaille avec des compagnies pour transmettre et renouveler leurs pratiques. Conserver les personnages ne suffit pas : il faut aussi des voix, des mains et des spectateurs pour que leurs aventures continuent d’exister devant un public.
Ce que l’on sait
Le feuilleton décrit les représentations historiques ; pratiques actuelles diverses.
Pour aller à la source
- UNESCO — Opera dei Pupi, notice du patrimoine (nouvel onglet)↗
- Association pour la conservation des traditions populaires — Activités et transmission (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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