La flûte limbe est jouée de côté, avec un instrument traditionnellement fait de bois dur ou de bambou. Pour accompagner les longues mélodies mongoles, certains interprètes utilisent une technique qui paraît contredire le besoin ordinaire de reprendre son souffle : la respiration circulaire.
Pendant une inspiration par le nez, l’air conservé dans les joues continue d’être expulsé par la bouche. Le son peut ainsi se prolonger sans la pause que provoquerait une inspiration habituelle. Cela demande un apprentissage particulier, en plus de la maîtrise des doigts et de la langue.
L’UNESCO décrit des exercices traditionnels utilisant notamment une paille dans un verre d’eau pour apprendre à maintenir le flux. La technique n’abolit donc pas la respiration : elle organise une réserve temporaire permettant de passer d’une phase à l’autre. Le souffle continue d’entrer et de sortir, tandis que la musique donne l’impression de ne pas s’arrêter.
Ce que l’on sait
Réserve d’air dans les joues ; pas d’expiration pulmonaire et d’inspiration simultanées prétendues.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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